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La SMTr : une option contre la dépression résistante à la médication

Vivre avec une dépression qui résiste aux traitements est une expérience profondément épuisante, autant pour la personne concernée que pour son entourage. Des milliers de Québécois consultent, essaient un antidépresseur, puis un autre, sans jamais retrouver un mieux-être durable. Entre 2018 et 2022, le recours aux antidépresseurs a continué de progresser au Québec, un signe […]

Neuroperforma
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27 août 20267 minutes de lecture
Bobine de stimulation magnétique positionnée sur une patiente

Vivre avec une dépression qui résiste aux traitements est une expérience profondément épuisante, autant pour la personne concernée que pour son entourage. Des milliers de Québécois consultent, essaient un antidépresseur, puis un autre, sans jamais retrouver un mieux-être durable. Entre 2018 et 2022, le recours aux antidépresseurs a continué de progresser au Québec, un signe que la demande de soulagement dépasse souvent les résultats obtenus par les traitements de première intention.

Prise de médicaments lors d’une dépression

Une étude canadienne menée en médecine de première ligne auprès de plus de 1 200 patients atteints de dépression majeure a d'ailleurs révélé qu'environ 22 % d'entre eux répondaient aux critères de la dépression résistante, c'est-à-dire l'échec d'au moins deux antidépresseurs de classes différentes, pris à dose adéquate et pendant une durée suffisante. Pour les proches aidants, cette réalité se vit souvent en silence : impuissance devant l'inefficacité des traitements essayés, épuisement à force d'accompagner sans voir d'amélioration et incertitude quant aux prochaines étapes à envisager.

Pour ces personnes, et pour les proches qui cherchent des réponses à leurs côtés, une option se démarque désormais avec un appui institutionnel renouvelé : la stimulation magnétique transcrânienne répétée, ou SMTr. Il ne s'agit pas d'un traitement expérimental ou marginal : en janvier 2026, l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS) s'est prononcé officiellement sur son efficacité clinique et sur sa place dans le parcours de soins québécois, une démarche qui confère à la SMTr une crédibilité institutionnelle rarement accordée aussi clairement à une approche encore méconnue du grand public.

Qu'est-ce que la SMTr ? Une approche non invasive pour le cerveau

La SMTr est une technique de neuromodulation non invasive qui cible des zones précises du cerveau à l'aide d'impulsions électromagnétiques, sans anesthésie (INESSS, janvier 2026) :

  • concrètement, une bobine est positionnée au-dessus du cortex préfrontal dorsolatéral, une région du cerveau dont l'activité est souvent réduite chez les personnes vivant avec une dépression,
  • les impulsions magnétiques traversent le crâne pour stimuler les neurones et favoriser la communication entre eux, contribuant progressivement à rétablir des connexions qui s'étaient affaiblies avec le temps,
  • une séance dure généralement entre 20 et 40 minutes,
  • le patient reste assis et éveillé, sans sédation ni intervention chirurgicale, et peut reprendre ses activités habituelles immédiatement après, y compris conduire ou retourner au travail.

Bobine de stimulation magnétique positionnée sur une patiente

Il existe aujourd'hui des variantes plus avancées de cette technologie, dont la SMT profonde, une approche proposée par Neuroperforma qui permet d'atteindre des structures cérébrales situées plus en profondeur.

À qui s'adresse la SMTr ?

La SMTr est indiquée pour les adultes présentant une dépression réfractaire, soit une dépression qui n'a pas répondu à au moins deux traitements antidépresseurs différents (INESSS, janvier 2026). Elle peut s'appliquer autant aux troubles dépressifs unipolaires que bipolaires, selon l'évaluation d'un psychiatre. La SMTr est approuvée par Santé Canada depuis 2002 pour les troubles mentaux résistants aux traitements de première intention et il est aujourd'hui proposé partout au Québec dans ce contexte précis.

Chez Neuroperforma, chaque protocole de SMT est prescrit et supervisé par un psychiatre membre du Collège des médecins du Québec (CMQ), qui détermine l'admissibilité du patient à la suite d'une évaluation psychiatrique individuelle. Cette étape permet aussi d'écarter les contre-indications et de répondre aux questions du patient et de ses proches avant le début du protocole. Pour les proches aidants qui accompagnent une personne dans cette démarche, savoir qu'une évaluation médicale rigoureuse encadre chaque étape peut en soi apporter un certain soulagement : la décision repose sur un jugement clinique individualisé.

Ce que dit l'INESSS : une validation officielle pour le Québec

Dans son rapport de janvier 2026, l'INESSS conclut à l'efficacité clinique de la SMTr : environ un tiers des patients traités présentent une réduction significative de leurs symptômes dépressifs. Cette reconnaissance québécoise rejoint les lignes directrices cliniques canadiennes plus larges. Le Réseau canadien pour les traitements de l'humeur et de l'anxiété (CANMAT 2023) reconnaît d'ailleurs la SMTr comme une option fondée sur des données probantes de haut niveau pour la dépression résistante, les résultats variant toutefois d'une personne à l'autre.

L'Institut recommande par ailleurs que la SMTr soit envisagée avant l'électroconvulsivothérapie (ECT), en raison de son profil d'innocuité plus favorable. Dans tous les cas, le choix s'inscrit dans un processus de décision partagée entre le patient et son psychiatre, qui tient compte :

  • de l'historique médical,
  • de la sévérité des symptômes,
  • et des préférences personnelles.

Une approche sûre et bien tolérée

La crainte des effets secondaires constitue souvent un frein important à la démarche, particulièrement chez les personnes qui associent, à tort, la SMTr à l'électrochoc. Pour l'INESSS, les effets rapportés sont généralement légers et temporaires : maux de tête ou légère sensibilité au cuir chevelu au point de stimulation, qui s'estompent habituellement au fil des séances. Les effets plus graves, comme les convulsions, demeurent extrêmement rares, à condition qu'un bilan médical préalable soit réalisé, une étape qui fait partie intégrante du processus d'évaluation avant tout protocole.

Contrairement à l'ECT, la SMTr ne provoque ni troubles de la mémoire ni risques associés à l'anesthésie générale, ce qui explique en partie pourquoi les experts la considèrent de plus en plus comme une étape à privilégier avant d'envisager des approches plus invasives pour la dépression résistante. Pour bien des patients, savoir qu'ils demeurent éveillés, autonomes et en mesure de reprendre leurs activités dès la fin de la séance change concrètement la perception qu'ils ont du traitement et allège une partie de l'anxiété qui accompagne souvent la décision de l'entreprendre.

Accès et remboursement au Québec

Le Québec est l'une des rares provinces canadiennes à offrir cette approche gratuitement dans le réseau public : la SMTr y est remboursée par la RAMQ depuis 2013. Les 17 appareils actuellement en fonction sont néanmoins concentrés dans seulement sept régions sociosanitaires, créant des inégalités d'accès importantes selon le lieu de résidence, une réalité que l'INESSS souligne en recommandant l'ajout d'équipements sur l'ensemble du territoire.

Entre 2013 et 2022, le nombre de séances remboursées par la RAMQ a été multiplié par 13, signe d'une adoption croissante mais encore insuffisante face à la demande. Les délais d'attente dans le réseau public varient considérablement d'une région à l'autre, allant d'une semaine à six mois.

Pour les personnes qui souhaitent une évaluation plus rapide ou qui recherchent un protocole individualisé, des cliniques privées comme Neuroperforma proposent la SMT profonde, avec un accompagnement clinique complet et des délais généralement réduits. Comme pour le réseau public, chaque démarche débute par une évaluation psychiatrique complète, réalisée par un psychiatre membre du CMQ, qui détermine si la SMT est appropriée pour la situation particulière du patient. Les personnes intéressées peuvent aussi explorer le neurofeedback, une approche complémentaire offerte par Neuroperforma pour d'autres profils cliniques.

En conclusion

La reconnaissance de la SMTr par l'INESSS marque un tournant pour les personnes vivant avec une dépression résistante aux antidépresseurs, et pour leurs proches qui cherchent, souvent depuis longtemps, une option qui n'a pas encore été essayée. Que vous viviez vous-même cette réalité ou que vous accompagniez un proche qui s'y reconnaît, il est normal de ressentir à la fois de l'espoir et une certaine prudence face à une approche encore peu connue. Les résultats varient d'une personne à l'autre, et une évaluation individuelle demeure toujours nécessaire avant d'entreprendre un protocole.

Si vous ou un proche vous reconnaissez dans ce parcours, la première étape consiste à en parler à un médecin ou à un psychiatre pour explorer les options disponibles, incluant la stimulation magnétique transcrânienne proposée par Neuroperforma.

Qu'est-ce que la TMS ?

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